Samir B. est accusé d’avoir jeté des cailloux en direction des forces de l’ordre lors d’une des nuits de révolte qui ont suivi la mort de Nahel Merzouk, tué par un policier. Il ne reconnaît pas les faits et demande à être jugé le jour même.
« Tout le monde dehors ! »
Asian F., 24 ans, a été arrêté au Mirail, un soir de « violence urbaine ». Il comparaît pour outrage, rébellion, fourniture d’identité imaginaire, refus de donner ses empreintes et son ADN, et maintien irrégulier sur le territoire.
Une incompréhensible défiance
Le prévenu a été arrêté pendant une manifestation contre la réforme des retraites. On lui reproche la « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou de destruction des biens. » Il a aussi refusé de donner son identité en garde à vue, ce qui ne constitue pas une infraction, mais que la justice prend habituellement très mal.
Raison garder
Jean T., 50 ans, né à Issy-les-Moulineau, comparaît pour des violences conjugales ayant entraîné quatre jours d’incapacité totale de travail. La victime est présente.
Prise d’otage
Quand l’interprète arrive, la présidente lui donne cette étrange consigne : « C’est pas la peine de tout lui traduire, il comprend. » En situation irrégulière, le prévenu est né en 1984 à Mostaganem en Algérie, il comparait pour violence sans incapacité totale de travail sous la menace d’une arme, en l’espèce une canette coupée en deux.
« Il est temps d’être moins gentil »
Abdel M., 25 ans, est jugé pour le recel d’un téléphone portable. « C’est très simple ! On vous a contrôlé au marché de la Reynerie. On y trouve des objets d’origine frauduleuse et c’est pour ça qu’il y a des policiers. »
« Allez, salut ! »
Placé en semi-liberté, François B. n’est pas rentré en temps et en heure à la prison. Il comparaît donc pour évasion. L’avocat demande un report, le temps d’obtenir une expertise psychiatrique.
« Ici, on essaie de comprendre »
En arrivant dans le box, Enzo, à peine 18 ans, sourit nerveusement à ses proches qui sont assis dans la salle. Il comparaît pour avoir tenté de mettre le feu à une poubelle pendant une manifestation.
Une question de profil
Le tribunal va-t-il laisser Amélie, Nahima et Slimane en prison en attendant ? Pour en décider, il examine leur casier et leur situation sociale.
Bons profils, mauvais manifestants
Jonathan T., 28 ans, est amené. Il a jeté des cailloux en direction des policiers à la fin de la manifestation contre la réforme des retraites qui s’est déroulée deux jours plus tôt. Il veut être jugé immédiatement.
Réprimer pour mieux protéger
19 h, l’ambiance est lourde. Un large groupe attend depuis le début de l’après-midi le procès d’un manifestant contre la réforme des retraites. Sans doute le premier à Toulouse à être envoyé en comparution immédiate depuis le début du mouvement. Au moins une vingtaine de militants sont là pour observer la justice et soutenir le prévenu, Samir D., 28 ans, qui a été arrêté à la fin de la manifestation du 23 mars.
L’audace de la justice
Le prévenu est né en 1980 à Pontoise. Il se tient droit, l’air affable, il présente bien. Il comparaît pour des violences conjugales.