Les interprètes en audience

29 septembre 2021 | Émissions de radio

Après la lecture de « Comment pouvez-vous évacuer complètement la possibilité qu’ils disent la vérité ? », on discutera de la question des interprètes en audience de comparution immédiate. Pour aller plus loin sur ce sujet : Interprètes : un droit fondamental malmené par la comparution immédiate.

La Sellette fera une chronique radio tous les derniers vendredis du mois dans l’émission de l’Envolée. Vous pouvez écouter sur leur site l’émission du 24 septembre 2021.

À écouter aussi

Regard(s) judiciaire(s). Filmer et retranscrire la justice

Depuis 1954, l’enregistrement et la captation des débats judiciaires sont interdits, sauf autorisation exceptionnelle du tribunal. En 2021, la loi « pour la confiance dans l’institution judiciaire » prévoit de filmer les audiences pour rapprocher les citoyen·nes de la justice. Au regard du résultat cependant, il s’agit moins de transparence que de propagande. Heureusement qu’il n’y a pas que l’État et la télévision nationale qui s’occupent de décrire la justice et on donnera en fin d’émission plusieurs exemples de collectifs qui s’attachent à décortiquer les violences judiciaires.

Ressources évoquée dans l’émission :

« Surprise en plein dérapage, la justice censure France Culture », Mediapart.fr (où on peut écouter un extrait du reportage de Pascale Pascariello dans une chambre de comparution immédiate à Marseille).

Enquêtes de région – Occitanie, « Dans les coulisses de la justice ». Une des affaires dont il est question dans ce reportage a été chroniquée par La Sellette : « Une question de profil »

« Sachez que je n’attends rien de votre institution », sur BureBureBure.info

« Procès 1312 », sur le site de Désarmons-les !

Pour écouter dans son intégralité Laurent, qui nous parle de la brochure sur le procès du policier qui l’a mutilé au cours d’une manifestation contre la loi Travail :

French correction (la guerre à la drogue version française)

 
Cinquante ans après la loi de 1970 qui criminalise l’usage privé de stupéfiant, la France possède l’une des législations antidrogue les plus répressives d’Europe. À défaut de réduire la consommation comme elle prétend le faire, elle envoie surtout en prison des jeunes vendeurs racisés, souvent étrangers, pour des quantités dérisoires de cannabis.
 
+ la chronique musicale sur le complexe carcéro-industriel états-unien de Manu Makak, ex-taulier de Black Mirror.

Ressources évoquée dans l’émission :
Didier Fassin, La Force de l’ordre, 2011, Seuil
Mathieu Rigouste, L’Ennemi intérieur, 2011, La Découverte ; Les Marchands de peur, 2013, Libertalia
ASUD (Auto-support des usagers de drogues) : http://www.asud.org/ et notamment son documentaire sur le mur de la honte : https://www.youtube.com/watch?v=xUut6TYiWkQ

« Guerre à la drogue » aux États-Unis : 30 ans de politique raciste

Depuis le début des années 1970, les gouvernements états-uniens successifs ont mené une « guerre à la drogue » féroce, qui a envoyé des millions des personnes en prison, et tout particulièrement des afro-américain·es. À tel point que certain·es parlent d’un nouveau système de ségrégation sociale.
Retour sur 30 ans d’une politique répressive et raciste.

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