Les interprètes en audience

29 septembre 2021 | Émissions de radio

Après la lecture de « Comment pouvez-vous évacuer complètement la possibilité qu’ils disent la vérité ? », on discutera de la question des interprètes en audience de comparution immédiate. Pour aller plus loin sur ce sujet : Interprètes : un droit fondamental malmené par la comparution immédiate.

La Sellette fera une chronique radio tous les derniers vendredis du mois dans l’émission de l’Envolée. Vous pouvez écouter sur leur site l’émission du 24 septembre 2021.

À écouter aussi

La Cour européenne des droits de l’homme : mécanismes et fantasmes

Tapage consacre deux émissions à la CEDH. Basée à Strasbourg et instituée en 1959, la Cour veille à ce que les États signataires de la Convention européenne des droits de l’homme respectent leurs engagements. Justice internationale, la CEDH est depuis des années la cible récurrente de la droite et de l’extrême-droite, en France comme dans d’autres pays européens. Pour essayer de mesurer la portée effective des décisions rendues par la Cour, Tapage examine plusieurs affaires dans lesquelles la France a été condamnée. Ce mois-ci, la liberté d’expression avec l’affaire Jean-Marc Rouillan. 

Tous les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme sont disponibles sur la base de données HUDOC. On peut lire celui qui concerne Jean-Marc Rouillan ici.

Ana Pich : la police devant la justice

Ce mois-ci, Tapage diffuse un entretien avec Ana Pich. Autrice de bandes-dessinées et journaliste dessinatrice d’audience, Ana est venue à la librairie Terra Nova présenter son troisième ouvrage Sans foi ni loi. La police face à la justice (Massot éditions). Pour cette BD, elle a assisté durant plusieurs années et dans différentes villes de France à des procès de policiers accusés de violence, pendant ou hors de leur service. Dans les comptes-rendus dessinés de ces audiences, Ana décortique les mécanismes de défense des policiers et montre comment les juges, à rebours de leur pratique habituelle, accordent un crédit surprenant à la parole de ces accusés particuliers. En fin d’émission, Tapage revient sur deux procès récents de matons de la maison d’arrêt de Seysses, accusés de violences sur des détenus.

L’assignation à résidence : une peine après la peine

Ce mois-ci Tapage clôt sa série d’émissions sur la justice antiterroriste avec Kamel Daoudi, assigné à résidence depuis 17 ans. Kamel nous raconte sa vie empêchée depuis 2008 et la multiplication des décisions administratives arbitraires et vexatoires à son encontre. Il nous explique son combat judiciaire pour tenter de mettre fin à son assignation. Au-delà de son propre cas, la situation de Kamel nous montre comment des décisions administratives prennent le relais de la justice antiterroriste pour instituer une peine après la peine et comment la qualification terroriste permet de justifier des atteintes massives et sans fin à la liberté.

Le livre de Kamal Daoudi : « Je suis libre… dans le périmètre qu’on m’assigne », Les éditions du bout de la ville, 2022

Son blog : « Assigné à résidence »

Lundi matin a publié plusieurs interviews et articles sur sa situation, et notamment le communiqué de presse de la femme de Kamel, Sandra Daoudi, dans lequel elle expose son épuisement et les raisons de la grève de la faim qu’elle a faite en 2023.

Vous pouvez écouter nos deux premiers épisodes sur la justice antiterroriste

« Comment les États répriment, entretien avec Vanessa Codaccioni »

Dans le cadre de la présentation de son dernier livre, Comment les États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir (Divergences, 2025), Vanessa Codaccioni revient notamment sur la dimension préventive de la justice anti-terroriste : l’objectif de l’Administration, du Renseignement et des services de police est de neutraliser les personnes avant qu’elles passent à l’acte. Cette logique contamine la justice : plutôt que de punir des actes effectivement commis, la justice peut condamner des intentions.

« L’association de malfaiteurs terroriste : un procès d’intention »

Entretien avec B., condamné au côté de six autres personnes pour association de malfaiteurs terroriste dans l’affaire dite du 8 décembre. Si le parquet lui-même a reconnu qu’il n’y avait pas « la preuve d’un projet abouti », la justice a condamné « une intention » de s’attaquer aux forces de l’ordre. On s’interroge sur cette justice préventive qui condamne avant la commission des faits. Comment la justice prétend-elle prouver une intention ? Et surtout comment peut-on se défendre des intentions qu’elle nous prête ?

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